souvenirs souvenirs

Vendredi 17 octobre 2008

En ce 17 Octobre, Thom et moi fêtons notre 1er anniversaire de Pacs.
1 an de Pacs, 5 ans et demi et vie commune... c'est quand même formidable !! Je suis pas le genre à m'extasier sur le passé mais quand même, être capable de cheminer comme ça, et être toujours amoureux...ça me rend heureuse tout simplement !

Par FannyDido
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 22 septembre 2008

Cette anecdote est dédiée à Karine, ma fidèle amie, qui ne manquera pas de rire en souvenir de ce moment d’anthologie.

 Il y a quelques années, j’ai été engagée dans un lycée comme surveillante. Le type d’établissement assez « prout prout » avec de bons petits lycéens tous propres, tous beaux, tous bien fringués, tous à la mode (sauf les pauvres qui traînaient ensemble, comme dans tous les bahuts, lol). Je suis arrivée là bas sans à priori, mais avec la seule certitude qu’il allait falloir que je fasse attention à mon langage, ma tenue, mon énorme rire : bref mon côté Bigard, quoi.

Le premier jour de boulot, c'est-à-dire la prérentrée, j’intègre l’équipe de surveillants, je visite les locaux, etc. Je découvre mon nouvel environnement. Je croise les figures emblématiques de l’administration : proviseur, proviseur adjoint, CPE, comptable, infirmière, secrétaires, employés divers…je fais connaissance en essayant de ne pas sortir à chacun une énorme blague à dix balles qui ait une connotation « cul » ou « bistrot »… autant dire que je fais de gros efforts, je souris sagement, je dis « oui » ou « non », je ne parle pas beaucoup,…en bref, je prends sur moi…

Mais comme on dit, chassez le naturel et il revient au galop. En milieu d’après-midi, me vient une envie de faire pipi. Je demande à mes collègues où sont les « toilettes du personnel » et un de mes collègues me répond qu’il y a 2 solutions : les toilettes de la salle des profs, très exposés, et les toilettes cachés au milieu du couloir principal, retiré, idéal pour un moment d’intimité avec soi-même (en gros, les 1ers pour le petit pipi rapide et les 2nds pour la Grosse Commission).

Moi je me dis, après tout, je ne vais pas me priver des toilettes tranquilles, même si c’est juste pour faire pipi. Je venais d’arriver dans l’établissement et je ne voulais pas me retrouver parachutée au milieu de la salle des profs dès le premier jour. Je suis timide, moi… (Oui, je sais ça ne se voit pas)

On me remet donc la clé des « toilettes retirés » et je me dirige vers ce lieu sacré. Je pénètre dans une petite pièce : 2 cabinets et un lavabo commun. Je m’enferme dans un cabinet et je fais ce que j’ai à faire.

Pendant ce temps j’entends quelqu’un pénétrer dans la pièce, entrer dans le 2ème cabinet et s’installer tranquillement sur le trône. Moi j’avais fini mon pipi, le robinet était resserré, je me rhabille tranquillement...

Et là, grand moment : la personne dans le cabinet voisin lâche un énorme pet.

C’est ce qu’on appelle communément un grand moment de solitude.

Tout se bouscule dans ma tête : d’abord prise d’une intense envie d’exploser de rire, mais ne sachant à quel type de public j’ai affaire (ce sont des toilettes réservées au personnel donc peu de chances que ce soit un lycéen boutonneux qui se marrait en m’entendant rire), je me retiens donc de rire, en appuyant à 2 mains sur ma bouche mais l’air passe entre mes doigts, ce qui rend un son affreux. Je me dis que je vais me faire griller, de toute façon et qu’il va bien falloir que je sorte de ma cabine… Donc je sors.

La personne qui a pété est toujours enfermée à côté.

Et là, vicieusement, je me dis qu’il faut absolument que je sache qui est le mystérieux Péteur.

A la base, c’est juste du vice à l’état pur, je suis un être humain, la vie est une jungle, c’est tout.

Plus profondément encore, je me dis que stratégiquement, pour quelqu’un qui vient d’arriver sur un nouveau lieu de travail, ce « pet » peut s’avérer providentiel. En effet, en ayant connaissance de cet incident, je me dis que la personne qui a pété me sera forcément redevable, qu’elle aura pour moi une sorte de « respect » naturel, du fait de cette faille dont j’aurai été le témoin muet.

Plus vicieux que ça encore, j’imagine la tête de mes nouveaux collègues quand je leur raconterai l’anecdote quelques minutes plus tard dans le bureau. Je sais, c’est diabolique.

Donc je décide de me laver patiemment les mains en attendant que le Péteur ou la Péteuse sorte de sa cachette…Je fais preuve de patience, de self control (hors de question d’exploser de rire) et surtout d’abstraction de moi-même (comme on dit souvent, « Monsieur Prout annonce Monsieur Caca » et plus j’attends plus je m’expose au risque d’assister en direct live à un largage de pêche derrière la porte avec le bruit l’odeur et tout le reste. Je me dis, quand même, parfois, je peux me montrer très courageuse. Mais c’est pour la bonne cause.

Finalement Monsieur ou Madame Pet-Mystère ne fait pas la grosse commission. Sans doute est-il (ou est-elle) gêné€ par ma présence, ce qui malgré tout ne m’empêche pas de camper sur ma position.

Ma patience porte ses fruits et quelques minutes plus tard, la chasse d’eau est tirée, le verrou se tourne et le mystérieux coupable montre son visage…qui apparaît sous les traits du Proviseur, que je viens de rencontrer quelques heures auparavant.

Je me retrouve donc face au proviseur, qui vient de péter, qui sait que je l’ai entendu péter et que je me suis retenue de rire, et qui se doute que si je suis encore là à lambiner et à me laver les mains depuis 10 minutes, c’est pour savoir qui a pété. A ce moment là, quand même, j’ai l’air con.

Surtout que lui ne se démonte pas. En tant que grand chef, il a l’habitude de chier sur tout le monde dans le lycée (c’est une image).

Je l’ai entendu péter et il a l’air de s’en foutre royalement !

Pire, l’enfoiré me tend la main droite et m’offre une franche poignée de mains, imperturbable et m’étalant tous les microbes qu’il a glané dans son cabinet sur la main…je me demande s’il s’est torché de la main droite…je blémis.

Et puis toujours aussi imperturbable il monopolyse le lavabo, m’empêchant de relaver pour une énième fois les mains (sauf que cette fois ça aurait été pour une juste cause).

Me voilà donc prise à mon propre piège…il m’a bien eu le péteur.

 Deuxième grand moment de solitude, un peu plus tard, quand je raconte, hilare, à mes nouveaux collègues ce qui vient de m’arriver aux toilettes. J’en ris, j’en pleure tellement j’en ris, et en face de moi, s’étalent 10 têtes de gland impassibles, dont certains esquissent un pâle sourire qui s’apparentent plus à de la pitié à mon égard qu’à une franche rigolade. Bin oui, j’ai oublié que je n’avais pas affaire au même public que Bigard… Et je me sens très seule. Et je me dis que l’année scolaire va être longue et ennuyeuse…

 Sauf quand plus tard je raconte cette histoire à ma collègue Karine, qui n’était pas dans le bureau précédemment, et qui explose d’un bon gros rire franc quand je lui explique les tenants et les aboutissants du Pet surpris. Quand j’entends exploser à mes oreilles son rire cristallin, je me dis que j’ai trouvé en elle une amie, et je ne me trompe pas. Car des années plus tard, on est toujours aussi proches l’une de l’autre !

Par FannyDido
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 25 juin 2008

Panpan n'est pas seulement un drôle de facteur, alcoolique et bougon, aujourd'hui, c'est un Héros.
Ce midi, il sonne à l'entreprise dans laquelle je travaille, je réponds à l'interphone et je l'entends marmonner une soupe bredouillante et incompréhensible. Pas de doute: c'était lui. Par contre, je fus surprise qu'il n'entre pas, aussi suis-je allée voir si la porte d'entrée n'était pas bloquée. J'ouvre la porte, qui donne sur la rue, et je vois Panpan, mon courrier à la main, mains sur les hanches, l'air dubitatif, qui regarde un peu plus loin le long du trottoir, tout en continuant à marmonner. A midi, Panpan a vraiment du mal à se faire comprendre, comprenez: fatigue d'une matinée de travail passée à pied ou à vélo et plusieurs apéros envoyés dans le colimateur.
Finalement, m'armant de ma patience légendaire, j'ai compris que Panpan regardait un jeune homme qui un peu plus loin dans la rue, se trémoussait de douleur en appuyant les deux mains sur sa tête. Il était visiblement blessé et saignait beaucoup. Et Panpan a été magique, grandiose même, il a simplement dit "pompier".
J'ai donc appelé les secours et ils ont soigné ce jeune garçon, qui apparemment s'est fait percuter par un véhicule, dont le courageux chauffeur a pris la fuite.
Quel homme ce facteur ! Y'a pas à dire, c'est un métier au coeur de la vie quotidienne, avec sa dose d'humanité!
Avec tout ça, je me demande où est passé le courrier, moi...?! Je crois que sous le coup de l'émotion, Panpan est reparti avec!

Par FannyDido
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 26 mai 2008

Elle a été mon moyen de transport et le gage de mon indépendance pendant six années. Mon père en a pris soin pendant toute sa vie, et après 22 ans de circulation, elle était encore brillante et jolie.
J'ai fait mes premiers kilomètres de conductrice dans cette voiture, nous avons partagé énormément de souvenirs en six ans. Lorsque j'habitais encore chez mes parents, c'est dans cette voiture que j'allais à Cambrai, pour un oui ou un non, rejoindre les copines en soirée ou faire des courses. Grâce à elle, ma vie sociale s'est améliorée car j'étais enfin libre de mes mouvements, je cessais de dépendre des transports en commun! Grâce à elle, je pouvais commencer à rentrer au petit matin, puisque je n'avais plus à demander à Papa de venir me chercher en ville à minuit!
Plus tard lorsque je vivais dans ma petite chambrette d'étudiante à Valenciennes, c'est dans cette voiture que j'allais et venais entre Cambrai et Vals chaque week-end, que j'allais faire mes courses la semaine, que je me rendais à la fac de droit... que je rentrais tard après les soirées étudiantes.
Elle a également été le témoin de nombre de mes concerts privés, avec l'autoradio poussé à fond, la voix gonflée à bloc tandis que je conduisais! Je la remercie pour son indulgence car jamais elle ne s'est plaint de mes fausse notes.
Lorsque j'ai rencontré Thom, c'est dans cette voiture que je me rendais à nos premiers rendez-vous, que je passais des heures à me remaquiller ou à me recoiffer! Thomas s'est lui aussi beaucoup attaché à cette voiture, et plus tard il en est devenu le 2ème conducteur.
J'ai souvent oublié d'éteindre les phares, ce qui m'a valu de nombreux démarrages rock'n'roll...
Lorsque j'étais étudiante, après avoir passé un hiver complet à dormir dehors, la batterie a fini par me lâcher...
Sur le parking de la résidence étudiante, des bandits avaient brûlé le joint de la porte conducteur afin de voler ce qu'il y avait à l'intérieur du véhicule, mais étaient repartis bredouilles...
Malgré tout, elle ne m'a jamais fait faux-bond.
Après six années de bons et loyaux services, le verdict de l'expert est tombé: elle ne passe pas le contrôle technique.
Il a donc fallu prendre les dispositions nécessaires et se séparer d'elle.
C'est donc Samedi matin que papa et moi sommes allés la porter à la casse, la mort dans l'âme... Après toutes ces années de fidélité, cette bonne vieille voiture méritait bien un dernier hommage. Il va maintenant falloir que je m'habitue à ne plus la voir garée devant l'appartement, à vivre dans elle tout simplement.
Le patron de la casse essayait de dédramatiser l'affaire, en me disant que ce n'était après tout que du matériel. Je sais bien qu'il a raison... mais ça n'empêche pas d'être sentimental !
"Le coeur a ses raisons que la raison ignore" disait William Shakespeare...

Par FannyDido
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 15 mai 2008

En ce moment, faute d'avoir mieux à faire, je me replonge dans mes souvenirs de l'âge où j'avais 10-12 ans et où je n'avais rien d'autre à faire que penser à mon amoureux secret et regarder la télé pendant des heures. A cette époque d'insouciance (bénie soit-elle...), j'étais complètement accro au manga Lucile, Amour et Rock'n Roll.

le pitch: Lucile doit avoir 16 ans et elle est serveuse au Mambo, restau chinois tenu par son père. Sa mère doit être morte quand elle était plus jeune. Elle suit les cours du soir au lycée: belle façon de nous montrer, déjà à l'époque, qu'on allair en baver plus tard et devoir concilier travail salarié et études!



Lucile a un prétendant, Tristan, un fils de bonne famille, friqué et fils unique, mais ce qui n'enlève rien à sa sympathie. Il est très doux et, signe particulier, porte une longue tignasse de cheveux mauves. Façon de nous enseigner à l'époque qu'il ne faut pas se fier aux apparences et que:
1. même un mec friqué peut avoir mauvais gout
2. un mec portant une longue tignasse de cheveux mauves peut ne pas être seulement un punk révolté, mais aussi un mec friqué, donc il ne faut pas l'envoyer ballader au 1er abord mais apprendre à le connaître.
donc voilà que Tristan se met à fréquenter le Mambo régulièrement, prétexte pour voir sa dulcinée, et lui apporter des fleurs, au grand dam de son père qui ne voit pas d'un bon oeil que sa fille s'amourache d'un "chevelu" selon ses dires.

Le hic, c'est que Lucile va rencontrer un petit garçon Benjamin (qui a les cheveux bleus, les dessinateurs des mangas devaient avoir des problèmes avec les couleurs...ou peut-être étaient-ils tous daltonniens?), orphelin, qui est élevé par son grand frère Mathias. Prise d'affection pour ce petit bonhomme qui est bien seul dans la vie (si on excepte son chat Roméo, chat misogyne, qui le suit partout), elle va devenir comme une mère de substitution pour lui. Le jour où elle rencontre le fameux grand frère, elle s'aperçoit qu'il est le chanteur d'un groupe de rock célèbre, les Bee Hives, dans lequel joue également Tristan.

Et là, c'est le drame: Lucile ne sait pas lequel de Tristan ou de Mathias elle doit choisir, et les deux bons potes ne vont cesser de se disputer la belle. Le tout sur fond de Rock spécialement composé pour l'occasion, avec des paroles magnifiques comme:

"ouh, viens mon amour, on va faire un tour sur l'autoroute
ouh, rien que nous deux et toi serrée contre moi dans le soleil..."

ou encore:

"baby tu as toujours le sourire, baby un sourire qui me fait rêver
baby dis c'est pour qui ce sourire, baby si c'est pour moi je le savais
baby, tu as le regard qui brille, baby une lueur au fond des yeux
baby c'est pour qui ce regard qui brille, baby si c'est pour moi je suis heureux"

Pas la peine d'esquisser ce petit sourire en coin: je trouve que ces paroles destinées à un public de gosses n'a rien à envie à certaines chansons contemporaines qui font fureur...

Moi j'étais complètement bercée par ce manga...j'en rêvais la nuit tellement j'étais transportée par cette histoire. Je me demandais si Lucile et Mathias allaient finir par se marier: bin oui, moi je préférais le mec qui galérait à élever seul son petit frère plutot que le friqué qui avait tout pour lui, on ne se refait pas. Déjà toute petite je préférais déjà la difficulté.

ce qui est drôle quand je regarde les épisodes du manga à l'heure actuelle, c'est que certains cotés un peu glauque auraient pu nous choquer quand on était gosse: exemple, les Bee Hives en bons musiciens font régulièrement des beuveries et on les aperçoit le matin, endormis au petit bonheur, avec les cadavres de bières et de clopes qui trainent partout...

les épisodes sont en ligne sur le site Dailymotion.
il faut taper dans le moteur de recherche "embrasse moi lucile" + le numéro de l'épisode que l'on veut regarder.

Par FannyDido
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Publicité

Présentation

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus